La saine alimentation et la nutrition

La saine alimentation et la nutrition

La saine alimentation et la nutrition

Sécurité alimentaire et nutritionnelle et résilience aux changements climatiques

La stratégie de CARE en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle et de résilience aux changements climatiques vise à ce que 50 millions de personnes aient un meilleur accès à une nourriture nutritive d’ici 2020. Elle vise aussi à dénoncer le fait qu’il y a assez de nourriture produite pour nourrir tout le monde sur Terre, mais que tout le monde n’y a pas un accès égal. Les problèmes de gouvernance, les inégalités entre les sexes et les changements climatiques sont des facteurs déterminants dans l’augmentation de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, laquelle accroît la pauvreté, la vulnérabilité et l’injustice. C’est pourquoi la bonne gestion publique, l’égalité entre les sexes et la résilience face aux changements climatiques sont des thèmes fondamentaux et interdépendants de l’approche de CARE dans ses efforts pour  renforcer l’agriculture durable et la résistance au climat dans les pays en développement.

Le problème: 

Malgré les progrès réalisés au cours des dernières décennies, près de 795 millions de personnes – environ une sur neuf – souffrent de sous-alimentation et de faim chroniques. C’est ce que souligne un rapport publié en 2015 par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Il y a trois grands « coupables » qui contribuent à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle :

La pauvreté

L’équation de la pauvreté est simple. Les gens qui vivent dans la pauvreté (avec moins de 1,90 $ par jour) n’ont tout simplement pas l’argent nécessaire pour acheter des aliments pour eux et leur famille.

Les changements climatiques

Les changements climatiques affectent la production alimentaire, particulièrement les petits agriculteurs qui produisent 50 % de la nourriture consommée dans le monde. Pensez à cela : avec l’augmentation des sécheresses, des inondations et des autres désastres, les cultures meurent ou ne se développent pas suffisamment bien pour assurer des rendements de production optimaux.

La nourriture perdue ou gaspillée

Le gaspillage est un autre facteur critique. Il concerne la nourriture jetée, mais aussi les aliments qui sont perdus bien avant d’atteindre les assiettes (aliments abîmés durant le traitement, l’entreposage ou le transport). Une grande quantité de nourriture sert également pour l’alimentation des animaux (40 % de l’approvisionnement en grains) et la production des biocarburants. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, si seulement un quart de la nourriture actuellement perdue ou gaspillée mondialement (1,3 milliard de tonnes par année) pouvait être sauvée, cela serait suffisant pour nourrir 870 millions de personnes affamées dans le monde.

Ce que fait CARE: 

Chez CARE, les femmes et les filles sont au cœur de tout ce que nous faisons. L’accès à des aliments nutritifs fait aussi partie de nos priorités. Les femmes effectuent jusqu’à 43 % du travail agricole à travers le monde et jusqu’à 70 % dans certains pays en développement. On le voit, les femmes jouent un rôle crucial dans les systèmes alimentaires locaux, et ce, du champ à l’assiette. Elles plantent, sarclent, récoltent, vendent et transforment les aliments. Elles vont chercher l’eau, ramassent le bois et préparent les repas. Et malgré leur rôle essentiel, les femmes n’ont souvent pas leur mot à dire en matière de nourriture et n’ont souvent pas les connaissances ou l’accès leur permettant de gagner un salaire décent.

Les associations villageoises d’épargne et de crédit de CARE constituent l’un des moyens que nous utilisons pour aider des familles à amasser l’argent nécessaire pour acheter de la nourriture d’une bonne qualité nutritive. Ces groupes aident des femmes à économiser, à lancer des petits commerces et à obtenir des prêts, ce qui favorise leur pouvoir d’action et leur indépendance. Parmi les autres secteurs clés dans lesquels CARE concentre ses efforts, on retrouve les techniques de cultures résilientes au climat (notamment par l’utilisation de semences résistantes à la sécheresse), l’élaboration de politiques d’intervention avec les gouvernements ainsi que le renforcement des capacités, tout cela basé sur des prévisions météorologiques et des activités planifiées en conséquence.

Ce que fait CARE (suite): 

CARE est aussi fière de participer à la campagne Aid4Ag aux côtés de 35 autres organisations canadiennes. Cette campagne vise à souligner l’importance d’encourager l’agriculture durable et l’adaptation des petits exploitants agricoles aux changements climatiques, particulièrement les femmes. Nous collaborons également avec nos collègues de partout au monde pour inciter les pays, dont le Canada, à en faire davantage pour remédier aux changements climatiques, dans l’optique de l’Accord de Paris.