Crise des réfugiés syriens : Qu’emporteriez-vous avec vous?

Si la guerre éclatait à votre porte et que vous n’aviez que quelques instants pour fuir, qu’emporteriez-vous? Des vêtements pour vous et vos enfants? Des souvenirs? Le médicament dont vous avez besoin pour rester en vie?

Plus de 2 million de Syriens ont fui les violents combats qui frappent le pays depuis 2011. Trois quarts d’entre eux sont des femmes et des enfants, et presque tous arrivent avec seulement ce qu’ils pouvaient transporter à la main ou dans quelques petits sacs.

Ours en peluche de Faten, deux ans, un cadeau de son père pour son premier anniversaire. « Notre quartier a été attaqué et nous avons dû fuir », dit la mère de Faten. « En quittant la maison, elle a attrapé son nounours et le tenait aussi fermement qu’elle me tenait. Elle dort avec lui tous les soirs. » Les autres enfants n’ont rien pu apporter.

Halima, 28 ans, a un anneau, mais elle a laissé l’autre derrière. « C’est la bague de mariage de ma mère », dit-elle. « Pendant les bombardements, j’ai perdu celui que mon mari m’a donné. Ma mère m’a donné le sien pour le remplacer ».

Malek s’agenouille avec son Coran. « Nous avons quitté notre maison pour un voisinage plus sécuritaire », dit Malek. « Quand nous sommes rentrés à la maison, tout avait été volé. J’ai apporté ce Coran de la Syrie. Je ne peux vivre sans. C’est ce à quoi je crois et je ne peux pas y renoncer. »

Hassan, 15 ans, en pleine croissance, est arrivé de la Syrie avec les vêtements qu’il porte et ces chaussures à ses pieds. « L’école me manque. J’aimais apprendre l’arabe et faire du sport », dit-il. « Mon sport préféré c’est le soccer. J’aime le Real Madrid, mais mon frère aime Manchester United. »

Hala tient dans les mains le médicament contre l’épilepsie de son fils Ahmed âgé de 3 ans. « En partant, j’ai pris le médicament de mon fils avant toute autre chose. Il doit prendre un comprimé tous les jours », dit-elle. « Il est tout pour moi. Il est tout ce que j’ai. » « Hala veut travailler, mais les emplois sont presque impossible à trouver dans un pays envahi par les réfugiés. Elle et Ahmed vivent de l’argent qu’elle a gagné en vendant sa bague de mariage, mais il arrive rapidement à épuisement.Hala tient dans les mains le médicament contre l’épilepsie de son fils Ahmed âgé de 3 ans. « En partant, j’ai pris le médicament de mon fils avant toute autre chose. Il doit prendre un comprimé tous les jours », dit-elle. « Il est tout pour moi. Il est tout ce que j’ai. » « Hala veut travailler, mais les emplois sont presque impossible à trouver dans un pays envahi par les réfugiés. Elle et Ahmed vivent de l’argent qu’elle a gagné en vendant sa bague de mariage, mais il arrive rapidement à épuisement.

Yasmina a eu ce tapis lors de son pèlerinage à La Mecque. « Il est très précieux pour moi », dit-elle. Il fallait que je l’apporte. » La maison de Yasmina a été bombardée, tuant six membres de sa famille. « Nous ne sommes pas responsables de cette situation. Nous voulons retourner chez nous, mais nous ne le pouvons pas. »

Muna, une veuve de 65 ans, est venue seule de la Jordanie, apportant les clés de sa maison. « Elles ne servent à rien », dit-elle. « Maintenant, elles n’ont qu’une valeur sentimentale. Elles symbolisent la maison pour laquelle j’ai travaillé pendant 50 ans. »

Amal a apporté son téléphone portable de la Jordanie. Elle vit dans un petit appartement de 2 pièces avec 12 autres personnes. « C’est grâce à ce téléphone que je garde le contact avec la Syrie. C’est la seule chose que je pouvais apporter à part mes vêtements », dit-elle. « Quand je pense à la Syrie, je pleure. »

Amal tient le chapelet que son fils a apporté en Jordanie. « Son ami lui a conseillé d’apporter leur chapelet de famille pour assurer leur sécurité », dit-elle. « Mon fils s’occupe d’eux tous les jours. À son âge, il devrait jouer au soccer. Au lieu de cela, lui et ses amis parlent de la façon de protéger leurs familles. »

Nadia montre ce qu’elle a pu saisir avant d’être forcée de fuir sa maison en Syrie. « C’est ce que j’ai apporté », dit-elle. « Je n’ai rien. »

Toutes les photos © 2013 Jenny Matthews/CARE

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