Donner des moyens aux réfugiés de Dadaab: l’histoire de Gladys

Gladys Gaba Cyrus a 42 ans. Elle est venue au camp de Dadaab lors de son départ de la ville de Yei au Soudan du Sud en 1995, après s’être retrouvée dans des grèves d’étudiants manifestant contre la loi de la charia. Gladys est une mère monoparentale de cinq enfants, et son mari l’a abandonnée au camp pour retourner au Soudan du Sud. Voici ce que Gladys souhaite exprimer sur son expérience de réfugiée au camp de Dadaab et sur la façon dont CARE fait une différence dans sa vie :

CARE est la mère protectrice des réfugiés à Dadaab. Quand je suis arrivée au camp, j’ai joint un groupe de femmes grâce à CARE et on a obtenu un prêt pour démarrer une entreprise de teinture de tissus, avec tous les matériaux et tissus qu’il nous fallait. CARE a aussi soutenu notre groupe par la suite pour nos affaires de collecte de déchets. J’ai appris beaucoup avec CARE. J’ai été élue responsable principale du conseil sur la jeunesse parce que j’avais reçu une formation et des connaissances en leadership par le biais de CARE. Je ne savais pas que je possédais des capacités pour diriger, mais les gens de mon entourage m’ont fait remarquer que je devais faire valoir mes qualités de chef. Aujourd’hui, je peux prendre la parole et même parler en mon nom. Je peux prendre soin de mes enfants et les éduquer. Mon premier-né, qui a été à l’école et travaillé avec CARE, fréquente maintenant une université de Nairobi.

J’apprécie ce que CARE fait pour les femmes, particulièrement pour moi, et j’espère que je pourrai un jour me libérer de ma vie de réfugiée et subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille. Même si je suis une mère monoparentale, je ne baisse pas les bras. Il y a plusieurs femmes qui ne savent pas qu’elles ont des droits et qui ne savent trop quoi faire, et c’est pour cela qu’elles ont besoin d’aide. Nous, les femmes, nous sommes des victimes dans les sociétés en raison de notre vulnérabilité. Nous devons aider les plus démunies à s’élever et à s’enrichir grâce à l’éducation. Lorsque je suis arrivée, j’étais une étudiante et je n’avais jamais travaillé. Ici, j’ai appris des pratiques d’affaires, comment travailler, comment trouver un équilibre avec ma famille et comment aider ma communauté en lui proposant des idées. Si je retourne dans mon pays – si la paix revient –, je suis persuadée que je saurai apporter des changements pour les femmes, les enfants, la jeunesse et même ceux qui ont besoin de conseils, puisque j’ai reçu plusieurs formations. Les miens et moi sommes fatigués de notre vie de réfugiés, notamment à toujours vivre sous un soleil brûlant. Mes enfants sont nés dans une vie de réfugiés et ont grandi dans une vie de réfugiés. Quand vous passez 25 ans au même endroit, vous n’ouvrez pas votre tête et votre esprit.


CARE est la principale agence à œuvrer sous les efforts du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et du Programme alimentaire mondial concernant l’eau et l’hygiène, la distribution de nourriture et l’éducation formelle dans les camps de réfugiés qui jalonnent la frontière de la Somalie, où vit une population de plus de 300 000 réfugiés. Nous soutenons depuis 25 ans les réfugiés du camp de Dadaab, au Kenya.

Vous pouvez aider des réfugiés comme Gladys.

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