Montrer comment façonner un avenir meilleur en Zambie

28 juin 2016

Par Marnie Davidson, directrice du Programme de développement international et de santé mondiale, CARE Canada

Donne un poisson à une personne, tu le nourris pour un jour. Apprends-lui à pêcher, tu le nourris pour toujours.

Susan Chama est l’incarnation de ce proverbe. Elle diffuse ses enseignements de gros bon sens à toute sa communauté et à la prochaine génération.

J’ai eu le plaisir de rencontrer cette femme dynamique et inspirante lors de mon plus récent voyage en Zambie, au printemps 2016.

Susan adore enseigner, que ce soit aux élèves du primaire qu’elle côtoie tous les jours ou au groupe d’hommes et de femmes de son comité local de coordination de la nutrition dans les salles communes (WNCC).

Plusieurs pays en développement sont confrontés à une situation de crise lorsqu’il est question de fournir aux jeunes enfants particulièrement vulnérables une nutrition adéquate. Concrètement, à travers le monde, 45 % des décès d’enfants de moins de cinq ans sont attribuables à la malnutrition. Grâce à des organisations comme CARE et la fondation communautaire SUN Fund, des notions portant sur la nutrition sont enseignées et des petits changements sont apportés, ce qui a d’immenses répercussions sur les gens de communautés comme celle où vit Susan.

Enseigner la nutrition, ce n’est pas nouveau pour Susan. Elle a toujours eu le feu sacré pour transmettre ce qu’elle sait à ses jeunes élèves vivant dans un village du district de Chinsali, en Zambie.

En 2015, Susan s’est vue offrir la possibilité de combiner ses passions pour l’enseignement et la nutrition lorsque la fondation SUN, soutenue par CARE, s’est présentée dans sa classe. Comme elle avait déjà été une « championne de la nutrition » dans la communauté, elle a été choisie pour être la secrétaire du comité de coordination de la nutrition dans les salles communes.

À ce titre, Susan parle de nutrition aux autres membres du comité, lesquels sont des agriculteurs, des leaders traditionnels et des agents de développement communautaire. Ce que ça signifie? Entre autres choses, elle souligne l’importance de l’allaitement maternel exclusif durant les six premiers mois de la vie des enfants ainsi que de l’alimentation complémentaire pour les enfants de moins de deux ans. L’alimentation complémentaire consiste à ajouter des aliments nutritifs riches dans les repas des jeunes enfants afin d’accroître leur apport nutritionnel, par exemple en ajoutant des arachides dans leur porridge.

« Les gens du village n’utilisent que leurs connaissances traditionnelles, c’est un réflexe, c’est ce qu’ils ont, explique Susan. Il faut aller au-delà de ça, leur montrer autre chose et changer leurs façons de penser. Il s’agit de trouver une nouvelle manière d’approcher ces gens et de faire ressortir leurs besoins. »

Les citoyens de la communauté de Susan ont vite adopté ce qui leur était enseigné sur le plan de la nutrition et ont compris que les 1 000 premiers jours dans la vie d’un enfant – depuis le jour 1 de sa conception jusqu’à son 2e anniversaire – sont cruciaux pour la santé et le bien-être à long terme. Les femmes enceintes ou allaitantes sont maintenant traitées avec soin par la communauté, par les maris et par les amis, alors qu’elles étaient avant l’objet de discrimination et forcées d’effectuer de lourds travaux. Il n’y a pas longtemps, c’était fréquent de voir des femmes transporter de l’eau ou de l’essence pendant que les hommes marchaient tranquillement à leurs côtés. Aujourd’hui, tous et chacun sont aux petits soins avec les femmes.

« Les gens changent et sont heureux d’apprendre », résume Susan, qui remarque que les enfants, les mères et les communautés gagnent en santé, en force et en petits bonheurs. « Les gens apprécient vraiment tout cela. »


Aidez des communautés comme celle de Susan à en apprendre plus sur la nutrition pour mener des vies plus saines et satisfaisantes.

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