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Yémen : quand l’amour triomphe

Par Holly Frew, directrice, Communications d’urgence

L’été est souvent considéré comme la saison bénie pour les mariages au Canada. Imaginez que vous ayez à organiser un mariage dans la tourmente d’une zone de guerre.

« Nous avions prévu nous marier en mai 2015, mais la guerre s’est déclarée deux mois avant notre union, explique Hana Al-Showafi, une jeune femme du Yémen de 26 ans. Nous avons donc repoussé notre célébration jusqu’en août, pensant que le pire serait passé. Puis, août s’est transformé en novembre. Et quand novembre est arrivé, nous en étions encore à vivre sous les frappes aériennes et les attaques de missiles. Finalement, on s’est dit : « Ça suffit. Guerre ou pas guerre, on se marie en janvier 2016 ». Et c’est ce qu’on a fait. »

« Nous avons arrêté d’espérer la fin de la guerre. Si nous avions attendu qu’elle se termine pour nous marier, nous aurions patienté des années, dit Hana. La vie doit continuer. Les gens sortent, voient des amis, vont travailler et tombent en amour. Nous n’allions pas laisser cette guerre entraver notre début de vie à deux. »

Au cœur de la guerre, on serait porté à croire que la plupart du monde pense juste à survivre, et c’est ce qui arrive. Mais au Yémen, les gens réussissent aussi à trouver et à préserver un certain sens de la normalité. Malgré la violence et les morts que la guerre engendre, des couples scellent leur vie ensemble tous les jours au Yémen.

Et ce n’est pas une petite affaire de se marier dans ce pays. Les noces durent trois jours et près de 600 invités font la fête. Hana a choisi de faire un peu autrement et d’organiser un mariage à la maison de ses parents en conviant uniquement sa proche famille et ses amis.

« Nous avons bénéficié de deux semaines de paix après nos noces, puis la guerre a repris de plus belle. Nos vies sont comme des montagnes russes entre peur et apaisement », confie Hana.

« On ignore de quoi demain sera fait. Qui sait si une frappe aérienne ou un missile ne nous tuera pas ou ne nous enlèvera pas la vie d’un être cher? C’est pourquoi nous avons trouvé une journée tranquille, nous sommes sortis et nous en avons profité. »

Hana travaille comme agente de programme pour la Fondation de CARE pour la paix auprès de la jeunesse.


CARE travaille au Yémen depuis 1993. En 2015, les conflits qui ont éclaté dans ce pays ont forcé des milliers de personnes à fuir leur foyer. Plus de 82 % des Yéménites, soit 21,2 millions de personnes, dépendent aujourd’hui de l’aide humanitaire, laquelle se voit entravée par les conflits.

VOUS pouvez soutenir la réponse d’urgence de CARE au Yémen et dans d’autres pays vulnérables du monde.

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