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De fillette à épouse à mère : l’histoire de Jobeda

Jobeda est une fille dynamique de 15 ans qui vit dans une communauté rurale du nord-est du Bangladesh. Comme plusieurs autres filles de son âge, Jobeda adore l’école et se dessine des rêves d’avenir.

Un jour, alors qu’elle revenait à pied de l’école, elle a entendu une conversation troublante. Des membres de sa famille discutaient à voix basse avec des gens qu’elle ne connaissait ni de nom, ni de vue.

« En revenant à la maison, j’ai aperçu un groupe de personnes. Je n’avais pas la moindre idée de ce qu’elles faisaient là, explique Jobeda. J’ai entendu qu’elles parlaient de mariage… »

Jobeda était perplexe, mais convaincue aussi que la conversation ne pouvait pas la concerner. Après tout, elle n’avait que 15 ans. Il était impossible qu’elle puisse quitter sa famille et l’école.

Le jour suivant, Jobeda était forcée de se marier.

Jobeda espérait que son mariage n’affecterait pas ses études. Son père et son beau-père lui avaient d’ailleurs promis qu’elle pourrait reprendre l’école une fois mariée.

Jobeda aimait tant l’école que le jour où elle a constaté qu’elle avait raté deux examens durant la période de son mariage, elle a quitté la maison en douce et s’est présentée au village pour y reprendre un des tests de fin d’année.

C’est avec succès qu’elle a passé cet examen. Elle a tellement impressionné ses professeurs que ces derniers sont allés la visiter dans son nouveau village pour la convaincre de reprendre aussi le deuxième examen. Pour honorer leur parole, son père et son beau-père l’ont autorisée à passer cet autre test, lequel lui a permis de continuer l’école.

Tout progressait et se mettait en place, comme Jobeda l’avait espéré.

Toutefois, cela n’a pas duré. La belle-mère de Jobeda a fait entendre son opinion. Elle s’est dite contrariée que sa bru ne prenne pas en charge les tâches ménagères, parce que trop occupée à aller à l’école. Jobeda a alors vu son beau-père et son père se rallier à l’avis de la belle-mère.

L’âme en peine, Jobeda a dû se résoudre à délaisser l’école.

L’histoire ne Jobeda n’est pas unique. Les deux tiers des enfants mariées subissent un mariage forcé avant 18 ans, et seulement la moitié de ces filles fréquentent l’école secondaire. Nous savons que l’éducation demeure le moyen le plus efficace pour sortir du cercle de la pauvreté. Mais les frais de scolarité peuvent être élevés, et les filles sont habituellement les premières à abandonner l’école, que ce soit pour aider aux tâches ménagères ou pour prendre soin de membres de la famille.

Peu de temps après avoir délaissé l’école, Jobeda a appris qu’elle était enceinte. En moins d’un an, elle était passée du stade de l’enfant… à celui d’épouse… à celui de future mère.

« Je souhaitais poursuivre mes études jusqu’en 12e année, dit Jobeda. Je voulais devenir professeure. Mais c’est du passé. Mon rêve s’est envolé. »


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