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La vie des enfants réfugiés en Grèce

Cette histoire découle du projet photo « Through Her Eyes » [À travers ses yeux] lancé par CARE Grèce. Ce projet vise à donner aux gens l’occasion de voir la vie urbaine à travers les regards de femmes et de filles réfugiées de la Grèce. Cinq femmes et filles dévoilent des points de vue personnels et uniques de leur quotidien par leurs photos. Par préserver leur sécurité, leurs noms ont été changés. CARE fournit de l’aide d’urgence à des réfugiés coincés en Grèce, dont du soutien financier, de la protection et des abris.

Amene vit dans le camp de réfugiés et de déplacés d’Elliniko, à Athènes en Grèce. Elle et son mari ont pris la décision de quitter l’Iran en 2015. Ils ont abouti en Grèce en 2016. Au même titre que les Afghans, ils n’ont pas droit au programme de relocalisation européen. Quand les frontières de la route des Balkans se sont refermées en mars 2016, ils n’ont eu d’autre choix que de faire une demande d’asile en Grèce.

Vivre dans un camp est l’une des choses les plus difficiles que j’ai eu à traverser. Mes émotions face au temps que j’ai passé dans le camp d’Elliniko à Athènes sont mitigées. D’un côté, le camp ressemblait à un petit village. Parfois on y gelait de froid et parfois on y crevait de chaleur. Maintenant que le printemps est arrivé, il y a de belles fleurs qui poussent entre les tentes.

Je me suis sentie en sécurité dans le camp. Je peux dire que la vie y a été correcte à mes yeux. Ça m’arrivait d’être stressée, la plupart du temps parce que j’ignorais ce qui m’attendait. Je me suis fait du mauvais sang à réfléchir à cent choses… Ma demande d’asile serait-elle acceptée? Allais-je devoir vivre longtemps au camp? Mon anxiété a disparu après un moment. Je me suis concentrée sur le fait que j’avais survécu et que j’étais en sécurité. J’avais échappé à la guerre. Donc il n’y avait plus rien pour m’arrêter. Oui, je pouvais gérer ma vie au camp. Mais plusieurs enfants et mères ne le pouvaient pas.

Elliniko refugee and IDP camp in Athens, Greece.

Je suis triste pour tous ces enfants qui vivent dans les camps, qui veulent jouer et qui, inconsciemment, tentent de demeurer des enfants. Ils courent en tous sens, avec des chaussures déchirées ou pieds nus. Ils s’amusent avec tout ce qu’ils trouvent. Leurs balles, ce sont des roches qu’ils lancent. Leurs glissoires, ce sont des collines sales du camp qui sont encombrées par les matériaux de construction abandonnées. Ils suspendent des vêtements partout où s’est possible de se balancer.

Elliniko refugee and IDP camp in Athens, Greece.

Je suis triste pour toutes ces femmes qui doivent attendre plus de deux heures afin de pouvoir prendre une douche chaude et aussi pour toutes celles qui ne peuvent laver ou faire sécher les vêtements de leurs bébés.

Elliniko refugee and IDP camp in Athens, Greece.

Finalement, je suis triste pour tous ces parents qui sont autant épuisés que déprimés et qui doivent renoncer à leurs rêves. Triste pour celles qui laissent leurs enfants courir pieds nus et jouer avec des « jouets » dangereux. Je ne leur adresse aucun reproche. Elles sont juste épuisées.

Elliniko refugee and IDP camp in Athens, Greece.

J’espère que mon voisin et ami âgé de deux ans ainsi que tous les enfants, mères et pères réfugiés quitteront le camp le plus vite possible. Je leur souhaite de trouver la vie plus clémente et généreuse pour laquelle ils se battent. Une vie sécuritaire imprégnée de joie.


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