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Une femme d’exception : comment Ruth Bader Ginsburg a changé le cours de l’histoire

Par Samara Caplan, agente au marketing de contenu chez CARE Canada

J’avais très peu entendu parler du film Une femme d’exception avant de le regarder. En fait, la première fois que j’ai visionné la bande-annonce, c’était quelques semaines à peine avant que le film ne soit à l’affiche dans les cinémas. J’ai tout de suite su qu’il fallait que j’aille le voir. Pour celles et ceux qui n’auraient jamais entendu parler d’Une femme d’exception, il s’agit d’une histoire vraie basée sur la vie de Ruth Bader Ginsburg (RBG), de sa lutte en faveur de l’égalité des droits et de ses premiers cas en carrière qui l’ont aidée à se propulser au rang de juge à la Cour suprême des États-Unis.

Évidemment, je savais déjà qui était RBG avant la sortie de ce film (comme la plupart d’entre nous), et j’avais appris à mieux la connaître au cours des dernières années dans son rôle inspirant de femme modèle et de pionnière. En octobre dernier, nous avons même ajouté son nom à notre liste de suggestions de costumes qui font voir l’Halloween autrement. Malgré tout, je n’avais pas pris conscience de tout ce qu’elle avait accompli en matière d’égalité avant de regarder Une femme d’exception il y a de cela quelques soirs.

Le film débute en 1956 alors que RBG étudie le droit à Harvard. Dès les premières minutes, on peut observer les défis que pose l’inégalité entre les hommes et les femmes de l’époque. Les femmes sont traitées différemment de leurs homologues masculins, et seulement quelques-unes sont admises dans le programme (une poignée d’entre elles, littéralement). Plus loin dans le film, il est même expliqué que l’établissement n’avait pas de toilettes réservées à la gent féminine, mais qu’aucune des étudiantes ne s’était plainte, ces dernières a priori trop contentes d’avoir eu la chance d’intégrer la faculté. Surgit RBG.

Parfois face à des professeurs faisant obstacle en classe au droit de parole des étudiantes, parfois à l’occasion d’un souper organisé par un doyen où les femmes doivent justifier leur place à la Faculté de droit de Harvard au détriment des hommes, RBG remet bravement en question les mœurs de l’époque. Je crois n’avoir jamais vu quelqu’un travailler avec autant d’acharnement que cette femme, non seulement au cours de son passage à Harvard (et ensuite à Columbia), mais tout au long de sa carrière.

Si RBG ne s’était pas battue pour que la loi reconnaisse l’égalité des femmes, il n’est pas dit qu’une autre personne se serait portée volontaire pour monter au front. On ne peut pas se contenter de ne rien faire en attendant que quelqu’un d’autre change les choses. Car si ce n’est pas nous, qui donc? Et si ce n’est pas maintenant, quand donc?

Le film se projette ensuite dans les années 1970. Nous sommes témoins des impasses auxquelles est confrontée RBG pour obtenir un emploi (car les cabinets d’avocats se refusaient à engager des femmes), de sa vie familiale en compagnie de son mari et de ses deux enfants, ainsi que de la passion et de l’engagement qu’elle voue à faire changer les lois. On porte un regard sur le genre de relation qu’elle entretient avec ses enfants et son mari, lequel est toujours à ses côtés pour la soutenir, pour partager les tâches (il se chargeait de la plupart des repas, ce qui était exceptionnel à l’époque) et pour l’encourager à se dépasser. RBG se met à se consacrer à un projet visant à modifier une loi encadrant les soins dispensés aux personnes âgées (afin qu’ils soient les mêmes pour les deux genres) et espère par le fait même créer un précédent qui ouvrirait la porte à l’amendement de toutes les autres lois discriminatoires en fonction du genre.

 RBG se démarque non seulement par ce qu’elle a accompli, mais aussi par la manière dont elle s’y est prise. Ce film a suscité chez moi une réflexion : par moments, on se bute à une difficulté et on s’imagine ne pas être assez influent, connu, brillant ou quelque autre qualificatif pour surmonter un obstacle et opérer un changement. On se dit que « quelqu’un d’autre s’en chargera ». Que les enjeux soient grands ou petits, ce film m’a fait comprendre qu’on ne peut rien tenir pour acquis. Si RBG ne s’était pas battue pour que la loi reconnaisse l’égalité des femmes, il n’est pas dit qu’une autre personne se serait portée volontaire pour monter au front. On ne peut pas se contenter de ne rien faire en attendant que quelqu’un d’autre change les choses. Car si ce n’est pas nous, qui donc? Et si ce n’est pas maintenant, quand donc?

Ce que je retire par-dessus tout de ce film, c’est une grande reconnaissance envers la femme qu’est RBG. Je n’avais jamais tout à fait réalisé à quel point ma vie de femme en 2019 aurait pu être différente si elle (et nombre d’autres femmes d’exception) ne nous avait pas ouvert la voie.

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