Vous rêvez de faire carrière en développement international?

Par Darcy Knoll, spécialist des communications, CARE Canada

C’était il y a cinq ans. Tirait à sa fin cette longue journée aux Philippines, à visiter des villages qui avaient été la cible du typhon Haiyan, lequel avait par ailleurs ravagé certaines parties du pays.

Je venais de vivre ma première expérience à l’étranger avec CARE. J’étais en compagnie d’une consœur canadienne, une travailleuse humanitaire aguerrie qui avait l’habitude d’être déployée au pied levé dans différentes zones d’urgence autour du monde.

« Vous ne devez pas avoir de difficulté à trouver le sommeil en avion étant donné que vous voyagez aux quatre coins du monde », lui avais-je lancé.

« Je ne dors pas vraiment, m’avait-elle répondu. Je profite de la durée du vol pour me recueillir sur la chance que j’ai de pouvoir voyager vers ces pays et pratiquer ce métier. »

La Semaine du développement international se déroule du 3 au 9 février. Elle célèbre et met en lumière l’incidence positive de nombreux Canadiens et Canadiennes sur la scène internationale.

Selon une étude réalisée en 2011, les organismes de bienfaisance œuvrant dans le domaine de l’aide internationale et du développement comptaient, au Canada seulement, plus de 14 000 employés à temps complet et près de 32 000 employés à temps partiel. Il est à noter que ces chiffres ne tiennent pas compte des milliers de bénévoles qui se dévouent corps et âme à la cause. En outre, sans les millions de donateurs à l’échelle du pays qui soutiennent les initiatives de lutte contre la pauvreté et les efforts visant à sauver la vie de gens en situation de crise, rien de tout cela ne serait possible.

Quels sont les critères pour travailler dans le domaine du développement international? Avant d’approfondir le sujet, permettez-moi d’éclaircir certains points :

  • Oui, il est possible d’avoir une carrière bien remplie dans le domaine du développement international.
  • Oui, il est possible de concilier famille et travail dans le domaine du développement international.
  • Amateur de voyages? Certains postes offrent l’occasion d’aller prêter main-forte à des équipes situées aux quatre coins du monde.
  • Allergique aux voyages? Vous pouvez quand même mettre l’épaule à la roue en restant en sol canadien.

À n’en pas douter, les journées peuvent être éreintantes et les vérités auxquelles nous devons faire face parfois difficiles à accepter. Au bout du compte, le travailleur humanitaire idéal doit être passionné et croire fermement en un monde meilleur.

N’importe qui peut devenir travailleur humanitaire

Eh bien, pas n’importe qui, mais durant mes six années à l’emploi de CARE, j’y ai rencontré des gens provenant de milieux professionnels variés : enseignants, ingénieurs aux vocations diverses, avocats, experts en sécurité, spécialistes des questions de genre, journalistes, médecins, vétérinaires, comptables, spécialistes des TI, et j’en passe.

Différentes motivations peuvent pousser les gens à poursuivre une telle carrière. Certains y voient une occasion de redonner à leur patrie, tandis que d’autres en profitent pour partir à la découverte du monde.

Le développement international ne se limite pas à la seule distribution d’articles de première nécessité ou à creuser des trous pour l’installation de pompes à eau. Les besoins sont nombreux : recherche de solutions agricoles pour les familles confrontées aux changements climatiques, soutien aux femmes souhaitant acquérir de nouvelles compétences dans le but d’étendre leurs activités commerciales et d’en faire la promotion, installation de réseaux d’assainissement lors d’afflux imprévus de milliers de personnes, interventions visant à favoriser des accouchements sans danger auprès des femmes vivant dans des collectivités éloignées.

Pour être en mesure de réaliser ce genre de travail, on doit pouvoir compter sur un vaste réseau de professionnels de tous horizons capables de mener et d’évaluer divers projets, de gérer des questions d’ordre financier et logistique de même qu’une infrastructure de TI complexe, de prôner le changement, de recueillir des fonds et de collaborer avec des journalistes, ainsi que de veiller à la sécurité du personnel en certains endroits risqués.

Vous vous spécialisez dans l’un des domaines présentés ci-dessus et détenez en prime un baccalauréat en développement international? Encore mieux!

À n’en pas douter, les journées peuvent être éreintantes et les vérités auxquelles nous devons faire face parfois difficiles à accepter. Au bout du compte, le travailleur humanitaire idéal doit être passionné et croire fermement en un monde meilleur.

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