Égalité pour tous : réflexions de la conseillère de care en matière d’égalité des genres

Texte d’Emily Wiseman, conseillère principale en matière d’égalité des genres de CARE Canada

EN TANT QUE CONSEILLÈRE PRINCIPALE DE CARE CANADA EN MATIÈRE D’ÉGALITÉ DES GENRES, J’AI PARTICULIÈREMENT À CŒUR DE METTRE UN TERME AUX INÉGALITÉS.

Dans mon travail, l’une des difficultés qu’on voit le plus fréquemment lors d’urgences humanitaires, c’est que les femmes et jeunes filles touchées ne sont pas entendues. Qu’est-ce que je veux dire par là?

Les femmes ne sont pas entendues lorsque des organismes qui militent plus précisément pour leurs droits n’assurent pas le travail humanitaire que les agences humanitaires de plus grande envergure sont appelées à faire parce que celles-ci opèrent à l’échelle mondiale.

Les femmes et jeunes filles ne sont pas entendues lorsqu’elles ne sont pas invitées ni autorisées à participer à la prise de décisions sur la manière de planifier l’aide humanitaire, à la fois sur le plan local et international.

Les femmes et jeunes filles ne sont pas entendues lorsque les programmes humanitaires ne tiennent pas pleinement compte des expériences, besoins et droits des femmes.

Or, lorsque les femmes ne sont pas entendues, on continue de croire que les voix et contributions des femmes sont moins importantes, que les femmes sont moins compétentes que les hommes et donc qu’elles ne devraient pas prendre part aux décisions.

Photo by Lucy Beck/CARE
Tea Plantation, Kandy, Srilanka

LORSQUE LES FEMMES NE SONT PAS ENTENDUES

Dans mon travail, l’une des difficultés qu’on voit le plus fréquemment lors d’urgences humanitaires, c’est que les femmes et jeunes filles touchées ne sont pas entendues. Qu’est-ce que je veux dire par là?

Les femmes ne sont pas entendues lorsque des organismes qui militent plus précisément pour leurs droits n’assurent pas le travail humanitaire que les agences humanitaires de plus grande envergure sont appelées à faire parce que celles-ci opèrent à l’échelle mondiale.

Les femmes et jeunes filles ne sont pas entendues lorsqu’elles ne sont pas invitées ni autorisées à participer à la prise de décisions sur la manière de planifier l’aide humanitaire, à la fois sur le plan local et international.

Les femmes et jeunes filles ne sont pas entendues lorsque les programmes humanitaires ne tiennent pas pleinement compte des expériences, besoins et droits des femmes.

Or, lorsque les femmes ne sont pas entendues, on continue de croire que les voix et contributions des femmes sont moins importantes, que les femmes sont moins compétentes que les hommes et donc qu’elles ne devraient pas prendre part aux décisions.

Nous savons qu’investir dans les groupes de femmes et les partenaires locaux avant, pendant et après une crise est essentiel pour assurer la transition vers un développement durable.

Emily Wiseman

Conseillère principale de care canada en matière d’égalité des genres

LE TRAVAIL DE CARE POUR METTRE FIN AUX INÉGALITÉS EN SITUATION D’URGENCE

À l’instar de mes collègues à l’échelle mondiale, je crois que les femmes ont le droit d’être parties prenantes de leur communauté et du gouvernement. Leurs opinions, leur leadership et leur représentation sont essentiels pour remettre en question et annihiler les causes fondamentales de la pauvreté, des inégalités et de l’injustice.

Aux Tonga, un petit pays polynésien, une seule femme a réussi à devenir membre du parlement et on ne s’attend pas à ce que les femmes assument des rôles de leadership ou des fonctions politiques. L’année dernière, CARE a aidé à mettre sur pied des groupes de femmes. Celles-ci ont discuté de la manière dont elles pourraient travailler de concert non seulement à la reconstruction à la suite du cyclone tropical Gita (qui avait frappé en février), mais également à une meilleure planification en vue de la prochaine crise. CARE offre également aux femmes tongiennes un encadrement pour leur donner la confiance d’intervenir dans des réunions et d’exprimer leurs idées avec assurance.

VOICI COMMENT JE CONTRIBUE À LA MARCHE POUR LES FEMMES

Ma carrière a été consacrée à la promotion des droits des femmes et des jeunes filles, mais je sais que je ne suis pas la seule à me passionner pour cet enjeu.

CARE lance un appel aux donateurs et dirigeants de partout dans le monde pour favoriser l’engagement des femmes, des jeunes filles et des organismes dirigés par des femmes dans l’ensemble du secteur humanitaire. Nous savons qu’investir dans les groupes de femmes et les partenaires locaux avant, pendant et après une crise est essentiel pour assurer la transition vers un développement à long terme. Cette initiative favorisera un investissement actif des femmes et des jeunes filles en cas d’urgence humanitaire. Elles pourront jouer un rôle déterminant qui influencera la manière dont les programmes et les politiques les toucheront.

Nous appelons tous les donateurs, donatrices, dirigeants et dirigeantes à réserver une part de leurs fonds aux organismes dirigés par des femmes. Ainsi, nous pourrons assurer que le financement est effectivement acheminé aux groupes et organismes dirigés par des femmes sans les obliger à entrer en concurrence avec de grands acteurs internationaux de la scène humanitaire.

Il est nécessaire de veiller à ce que les femmes et les jeunes filles jouent un rôle important dans l’élaboration des programmes, à la fois pour favoriser l’égalité des genres et pour instaurer une résilience durable.

Des milliers de Canadiennes et Canadiens ont déjà signé leur nom pour signifier leur appui à cette initiative. Mon nom se trouve parmi eux; si vous êtes d’accord, vous pouvez ajouter votre nom.