Les communautés du Malawi vivent toujours dans la peur après le passage du cyclone Idai

Par Joseph Scott

LA MENACE DES INONDATIONS A TOUJOURS PLANÉ SUR LE VILLAGE DE CHITSA, DANS LE DISTRICT DE NSANJE, EXPLIQUE RHODA BENFORD. LES CRUES SONT UNE RÉALITÉ DE LA VIE PENDANT LA SAISON DES PLUIES, MAIS NOUS LES ATTENDONS NORMALEMENT EN JANVIER.

Ainsi, après un mois de janvier sans anicroche, Rhoda a pensé que le pire était passé et s’est préparée à profiter d’une récolte abondante. La production a été bonne cette année, explique-t-elle, et elle s’attendait à obtenir une belle moisson.

« Mes champs contenaient beaucoup de maïs, un peu de millet et des tonnes de citrouilles », raconte cette mère de cinq enfants. « Mais tout a été emporté par les eaux. »

Sonia is nine months pregnant and she is expecting to give birth any time soon. Still, she doesn’t know where exactly that will be. “If it happens at night, there’s nothing I can do. I will give birth here in the camp,” she says. She has been living in a tent ever since Cyclone Idai destroyed her home. Together with her two children, Joao and Margarita, she left for the camp that CARE and its partners set up for displaced people in the heavily-affected district in Dondo.

LE CYCLONE IDAI A PRIS LES COMMUNAUTÉS AU DÉPOURVU

Comme beaucoup d’autres de son village, Rhoda n’a pas vu venir les inondations provoquées par le cyclone Idai. Elle envisageait l’avenir avec espoir. Près de 80 % des personnes touchées par les inondations tirent leur revenu de leur petite exploitation agricole. Pour elles, une récolte prospère est bien plus qu’un moyen de subsistance.

« Si j’obtiens une bonne récolte, je peux en vendre une partie et réinvestir l’argent dans l’éducation de mes enfants, explique Rhoda. Mais ces inondations n’étaient pas comme les autres. Elles ont frappé au moment où on s’y attendait le moins et ont causé beaucoup de dégâts à nos cultures et à nos habitations. »

Rhoda, qui est veuve, a dû se réfugier dans le camp de Lalanje, au cœur des hautes terres, où sont entassées quelque 254 familles frappées par les inondations. Bon nombre d’entre elles ont vu leurs récoltes détruites par les eaux et ont désespérément besoin d’aide alimentaire.

Like in many other camps for displaced people sprouting in Nsanje, Lalanje sanitation facilities are failing to cope with the growing number of arrivals. The camp has only two toilets and two bathrooms. The water point is 10 kilometers away forcing many to use shallow wells, exposing them to water borne diseases. CARE with funding from USAID, recently distributed water and sanitation equipment to 700 families staying at Lalanje camp. Plans are in the pipeline to distribute plastic sheets for roofing of the temporary shelters.

LA CATASTROPHE CONTINUE DE HANTER LES COMMUNAUTÉS

Marquée par le souvenir des inondations du mois dernier, Rhoda ne compte pas retourner chez elle de sitôt. Elle n’a plus confiance en sa connaissance des phénomènes météorologiques.

Des centaines de personnes continuent d’affluer vers le camp de Lalanje, où elles érigent des structures temporaires faites de maïs et de graminées. L’espace commence cependant à manquer, ce qui pousse les sinistrés à se ruer sur la moindre parcelle libre.

Les belles-sœurs Eliza Voluntade et Evelyn Mwemba sont arrivées au camp de Lalanje il y a quelques jours. Toutes deux disent qu’elles craignent de rester dans leur village, car les précipitations ne cessent de tomber malgré la fin de la saison des pluies.

« Notre village a été dévasté par les eaux, raconte Evelyn, qui a perdu son mari dans les inondations de 2015. Par chance, certaines de nos maisons juchées en hauteur n’ont pas été détruites. Nous ne prévoyions pas partir, mais la trajectoire des pluies nous a fait peur. Nous avons décidé de nous mettre à l’abri dans les hautes terres. »

OFFRIR UNE AIDE VITALE AUX RÉFUGIÉS

Comme bien d’autres camps qui poussent comme des champignons dans le district de Nsanje, le camp de Lalanje croule sous un nombre croissant de réfugiés, mais ses installations sanitaires ne suffisent pas à la demande.

Le camp ne compte que deux toilettes et deux salles de bain. Le point d’eau étant situé à une distance de 10 kilomètres, beaucoup sont obligés d’utiliser les puits peu profonds, au risque de contracter des maladies d’origine hydrique. CARE a récemment dispensé de l’eau et des trousses d’hygiène à quelque 700 familles du camp de Lalanje. Des préparatifs sont en cours pour distribuer des bâches destinées à recouvrir les abris de fortune.

LE GOUVERNEMENT CANADIEN S’EST ENGAGÉ À ÉGALER LES DONS VERSÉS AUX MEMBRES DE LA COALITION HUMANITAIRE D’ICI LE 14 AVRIL. FAITES UN DON DÈS MAINTENANT POUR DOUBLER LA PORTÉE DE VOTRE APPUI AUX SINISTRÉS.