Entrevue : Jessie Thomson de CARE Canada

Quel est votre rôle au sein de CARE?

Je suis actuellement vice-présidente de l’équipe des Partenariats pour le changement mondial chez CARE Canada. À ce titre, je veille à ce que CARE Canada se trouve à la fine pointe de l’innovation en suivant l’évolution des organisations non gouvernementales internationales (ONGI), en mobilisant des ressources et en mettant au point des programmes et des partenariats efficaces, qui sont adaptés au monde de demain, afin de répondre aux besoins des communautés les plus vulnérables sur la planète.

Comment avez-vous découvert que cette carrière était celle que vous souhaitiez poursuivre?

J’ai fait mes débuts comme bénévole auprès de réfugiés au Canada, ce qui m’a fait prendre conscience de notre fraternité humaine et m’a fait voir d’un autre œil la chance que j’avais, du simple fait d’être née au Canada. Ces premières expériences m’ont encouragée à poursuivre une carrière dans l’action humanitaire et m’ont amenée à travailler pour CARE. Depuis, j’ai été appelée à jouer divers rôles qui m’ont chacun permis de contribuer de manière significative à la mission de CARE.

Notre rôle est en pleine évolution, et nous redoublons d’efforts pour réinventer notre façon de travailler : nous voulons que les collectivités soient aux commandes.

Jessie Thomson

Quel est le plus grand défi dans l’exercice de vos fonctions?

En tant que vice-présidente des Partenariats pour le changement mondial, je tente d’établir des partenariats et de repenser la façon dont nous finançons et exécutons notre travail, tout en essayant de maintenir la cadence imposée par l’évolution rapide du cadre opérationnel. Et, dans le contexte d’un organisme à but non lucratif, l’innovation est malheureusement trop souvent reléguée au second plan. C’est un défi de taille qu’il nous faut impérativement surmonter à l’heure où les besoins humanitaires sont plus criants que jamais.

Qu’est-ce qui vous attend dans les prochains mois?

En juillet prochain, je vais participer aux consultations du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), aussi connu comme l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés. Cette organisation représente l’un de nos partenaires principaux les plus importants, sans compter qu’elle constitue un acteur clé de notre capacité à répondre aux besoins des réfugiés à l’échelle mondiale. Ensemble, nous collaborons pour nous doter d’un cadre de travail commun qui favorise de solides approches transformatrices fondées sur le genre, ainsi que pour nous assurer que les réfugiés reçoivent non seulement d’une aide vitale, mais qu’ils ont également accès à des solutions durables leur permettant de reprendre leur vie en main et de devenir des moteurs de changement dans leur communauté. Du reste, prendre le temps d’établir des partenariats significatifs est un aspect fondamental de mon mandat, et il va sans dire que j’ai hâte de rencontrer l’UNHCR et ses partenaires en vue de mettre au point, de concert, des solutions et des stratégies.

Que devraient savoir les Canadiennes et Canadiens à propos de notre travail?

CARE œuvre dans plus de 90 pays partout dans le monde et offre de l’aide humanitaire et des programmes de développement à long terme depuis plus de 70 ans. Nos interventions sont enracinées dans les communautés où nous travaillons; elles jouent un rôle de premier ordre pour soulager les souffrances et aider les communautés les plus marginalisées, en particulier les femmes et les jeunes filles, à sortir de la pauvreté. Notre rôle est en pleine évolution, et nous redoublons d’efforts pour réinventer notre façon de travailler : nous voulons que les collectivités soient aux commandes. Je suis fière de travailler pour CARE, je suis enthousiasmée par notre engagement en faveur de l’égalité des genres et je suis profondément convaincue qu’il nous faut tous continuer à lutter contre l’injustice de la pauvreté. Nous menons ensemble le même combat.