Les images coups de cœur des photographes de CARE en 2020

Cinq des photographes de care nous font part de leurs images coups de cœur tirées des missions auxquelles ils ont assisté cette année. Alors que nous disons adieu à 2020, admirons ensemble ces photos – et les gens qui ont vu leur vie transformée par votre généreux soutien.

A pandemic kiss in Ecuador by Vicente Gaibor del Pino/CARE

UN BAISER PAR TEMPS DE PANDÉMIE EN ÉQUATEUR

par Vicente Gaibor del Pino

Andy est un homme trans qui vit avec Alexandra, sa compagne depuis cinq ans. Tous deux gagnent leur vie en cuisinant et en vendant des humitas, un mets sud-américain, depuis qu’ils ont perdu leur emploi en raison de la pandémie.

Pendant qu’ils me montraient comment préparer les humitas, j’ai senti leur proximité en tant que couple et le plaisir qu’ils prennent à passer du temps et à travailler ensemble.

J’ai remarqué la belle lumière alors que nous prenions le café et j’ai pensé que c’était le moment et l’endroit parfaits pour leur demander d’échanger un baiser devant l’objectif.

A pandemic kiss in Ecuador by Vicente Gaibor del Pino/CARE

PRISONNIÈRE D’UN CYCLONE AU VANUATU

par Valerie Fernandez

Après une interminable traversée d’une heure en mer à bord d’une minuscule embarcation – une expérience suffisamment éprouvante pour que je rêve de retrouver le confort de mon foyer –, c’est une véritable histoire de courage et de survie qui m’attendait.

Le cyclone Harold a surpris Netty alors qu’elle était à l’extérieur. Elle a passé la nuit dehors, son bébé serré contre elle, malgré des vents si violents qu’ils lui ont arraché ses vêtements. Son corps était littéralement le seul rempart qui protégeait son enfant des éléments. Au matin, sa maison avait été détruite, mais sa famille avait survécu.

Netty avait les larmes aux yeux en me racontant son histoire, mais elle souriait aussi, comme si nous étions simplement en train de bavarder. Je me sentais vraiment petite dans mes souliers. Plus jamais je ne tiendrai pour acquis le confort de ma maison ou la sécurité de mon enfant.

A reason to smile in Zambia with  By Karin Schermbrucker/CARE

UNE RAISON DE SOURIRE EN ZAMBIE

par Karin Schermbrucker

Mon appareil photo jette un pont entre des personnes appartenant à une mosaïque de cultures, d’âges, de races et d’origines. Rencontrer Jane m’a rappelé toutes ces femmes courageuses que j’ai croisées et leur capacité à vaincre l’adversité; ces femmes chaleureuses et tendres, et en même temps compétentes et pleines de ressources, parce que le plus souvent, ce sont elles qui font tout. Le sort de la moitié de l’humanité repose vraiment sur leurs épaules.

Jane m’a invitée dans son univers, m’a parlé de sa vie et m’a présenté sa ravissante fille. J’adore la façon dont les lieux deviennent des visages, et les visages des amis; et tout à coup, nous ne nous contentons plus de documenter des statistiques, mais nous plongeons dans la réalité d’une autre personne, de femme à femme, de mère à mère.

Kindness of spirit in Zimbabwe, a photograph of  By Lucy Beck/CARE

BONTÉ DU CŒUR AU ZIMBABWE

par Lucy Beck

L’une des premières choses qui m’ont frappée chez Esther, c’est sa bonté et sa générosité.

Esther a accueilli les enfants de sa belle-sœur, qu’elle traite comme ses propres petits-enfants, sans se plaindre de leur situation difficile. Elle a l’esprit vif et l’œil brillant tout en nous parlant, ce qui m’a immédiatement fait réaliser que, malgré son âge et les épreuves, c’est une femme forte.

Mon cœur s’est brisé en l’entendant dire qu’elle pleurait parfois à l’idée de ne pas pouvoir nourrir les enfants. J’ai bien dû prendre 20 gros plans différents pour réaliser son portrait, mais celui-ci est l’un de ceux que je préfère.

Localising disaster readiness in The Philippines By Rya Celine C. Ducusin/CARE

LOCALISER LES RISQUES DE CATASTROPHE AUX PHILIPPINES

par Rya Celine C. Ducusin

Prod.JX est un groupe d’artistes locaux qui cartographie des villages côtiers en 3D et qui utilise ensuite ces cartes pour localiser les risques. Jeunes filles et garçons, guides touristiques, enseignants, menuisiers et même chauffeurs participent à la création de ces cartes pour en garantir l’exactitude d’un point de vue local.

Les membres de la communauté, comme cette fillette, placent ensuite des épingles sur les cartes pour indiquer les zones les plus à risque de catastrophes naturelles et pour aider à mettre au point des plans d’évacuation et des mesures de préparation aux situations de crise.

J’étais émue et heureuse de voir des gens de différents groupes et de différents horizons s’unir pour produire une carte qui, au final, contribuera à sauver la vie de leurs concitoyennes et concitoyens.