L’agriculture en héritage : l’histoire de María Andrea

María Andrea Cordero Martín est Cubaine. Elle joue un rôle de premier plan dans sa ferme et bénéficie du projet PROSAM de CARE. Âgée de 67 ans, elle est mariée à Javier Peña Salazar depuis 51 ans. Elle a vu le jour et a toujours vécu dans la ferme de San Juan Bautista, qui est désormais associée à la coopérative d’État CCS Antero Regalado, située à Las Cañas, dans la province d’Artemisa.

María Andrea s’est convertie à la production agricole lorsque son père s’est révélé trop âgé pour s’occuper de la ferme. Elle a d’abord essentiellement endossé des responsabilités de gestion et d’administration. Son père cultivait différentes espèces de légumes et de plantes sur 4 hectares, et consacrait 16 autres hectares de son exploitation à l’élevage de petit bétail.

CARE collabore avec María Andrea depuis 2015 dans le cadre du projet PROSAM. Elle a ainsi pu acquérir des connaissances en matière de technologie, de pratiques agroécologiques, d’égalité des genres, de protection de l’environnement et dans bien d’autres domaines encore. Elle a également reçu diverses ressources destinées à améliorer la ferme et à garantir que la production demeure biologique.

Elle est soutenue par ses petits-enfants dans les travaux quotidiens de la ferme, principalement par Raudel, qui révèle d’indéniables qualités de leader. Avec attention et respect, le jeune homme écoute et suit toujours les conseils empreints de sagesse de ses grands-parents.

Aujourd’hui, avec l’appui de CARE et du projet PROSAM, María gère un système de culture semi-protégée pour les légumes et les plantes, ainsi qu’une parcelle exclusivement destinée à assurer l’autosuffisance alimentaire locale.

La culture semi-protégée est une technique qui permet la production de plusieurs espèces de légumes et de légumineuses. L’avantage, c’est qu’elle est adaptée à l’environnement local. Les cultures sont donc plus résistantes aux événements météorologiques extrêmes et ont un meilleur rendement. Grâce à cette méthode de culture, María Andrea parvient à obtenir des produits de qualité toute l’année.

Aujourd’hui, María Andrea est une femme épanouie, qui a réussi. Aimée de sa famille et de tous ceux et celles qui la connaissent, elle est déterminée à produire de la nourriture pour la population cubaine.