LE PROJET EN BREF

  • Nom du projet : FEED II (consolider l’égalité et la diversité économiques pour favoriser la résilience)
  • Objectif : Améliorer l’accès à des aliments nutritifs, à un revenu et à des ressources, ainsi que le contrôle exercé par les femmes à cet égard, et encourager les familles et les communautés à défendre l’égalité des genres.
  • Groupes cibles : 284 821 femmes, hommes et jeunes
  • Lieu : Soudan du Sud (États de l’Équatoria-Central, de l’Équatoria-Occidental, de l’Équatoria-Oriental, de Warab, du Bahr el Ghazal du Nord, du Bahr el Ghazal occidental et du Jonglei)
  • Durée : 2020-2025 (5 ans)

Le problème

Au cœur de l’Afrique subsaharienne, le Soudan du Sud est le plus jeune pays au monde et est en proie à des défis de taille, dont un grave sous-développement, des conflits chroniques, l’insécurité alimentaire, la corruption et la pauvreté. De nombreux problèmes pèsent également sur l’agriculture, pourtant le deuxième secteur en importance au pays avec 15 % du PIB et 78 % de la main-d’œuvre : pénurie de technologies et de moyens de production adéquats (semences, machinerie, engrais, etc.), précarité des droits fonciers, associations agricoles fragiles, accès restreint aux techniques et au savoir agricoles de pointe et changements climatiques. Voilà autant de facteurs qui ont freiné le développement agricole et qui ont engendré une grave insécurité alimentaire ayant atteint un point critique.

De plus, les inégalités entre les sexes sont un problème persistant au Soudan du Sud. Elles sont attribuables aux perceptions traditionnelles et culturelles des rôles en fonction du genre, à l’absence de pouvoir décisionnel, de contrôle des ressources et d’accès à la terre pour les femmes et les jeunes filles, à la prévalence de la violence fondée sur le genre et du mariage précoce forcé (normalisés dans les familles et communautés) et à l’analphabétisme. Il est ainsi plus difficile pour les femmes de se procurer des aliments nutritifs, de devenir des leaders au sein de leur communauté, d’exercer un travail rémunérateur et d’utiliser de bonnes stratégies d’adaptation en situation de crise.

CE QUE FAIT CARE

Prolongement du projet FEED I, qui s’est déroulé de 2015 à 2018, le projet FEED II prend appuie sur les succès du premier volet en plus de s’inspirer des enseignements qui en ont été tirés. Il adopte une approche axée davantage sur la transformation des relations de genre et prévoit des cibles et des activités concrètes qui permettront de réduire la violence sexiste.

Grâce à ce projet qui reçoit un soutien financier du gouvernement du Canada et le concours de Vision mondiale (partenaire principal) et de War Child, CARE veut favoriser l’égalité d’accès aux ressources alimentaires et du contrôle exercé sur ces ressources. Pour ce faire, le projet vise à :

  • améliorer les compétences des femmes et des jeunes filles dans la gestion des menaces à la production alimentaire (sécheresse, inondations, conflits, etc.) et leur leadership à cet égard;
  • fournir aux femmes une formation agricole et une formation en gestion des affaires pour qu’elles puissent augmenter leur revenu;
  • réduire la prévalence de la violence sexuelle et sexiste, qui empêche les femmes de participer en toute sécurité aux activités agricoles et de devenir des figures de proue dans leur communauté.

Toutes les activités du projet FEED II reposeront sur la mobilisation des hommes et des jeunes garçons, cruciale à l’égalité entre les genres en agriculture. En effet, si ces derniers se font les défenseurs des perspectives féminines, du pouvoir décisionnel et du leadership des femmes et des jeunes filles et s’élèvent contre les normes sociales préjudiciables, ils contribueront à créer un milieu où elles pourront s’épanouir.

OBJECTIFS DU PROJET

Les indicateurs seront précisés dès que les données de base auront été établies, mais le projet a les objectifs suivants :

  • Augmenter le nombre de femmes qui occupent des rôles de premier plan au sein de leur communauté.
  • Augmenter le nombre d’hommes et de femmes qui se partagent équitablement la prise de décisions à la maison.
  • Réduire le temps consacré au travail domestique et à la prestation de soins non rémunérés.
  • Favoriser l’acquisition de connaissances en matière d’alimentation et la maîtrise de techniques agricoles adaptées au climat.
  • Augmenter le nombre d’hommes et de femmes qui appliquent des méthodes non violentes pour résoudre les conflits dans leur couple et à la maison.

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