LA SITUATION

Un puissant séisme d’une magnitude de 7,2 a secoué Haïti le 14 août dernier, l’épicentre se trouvant dans le sud de l’île, près de Saint-Louis-du-Sud.

Le bilan provisoire fait état de centaines de morts, plus de deux mille de blessés et d’innombrables déplacés. Il est cependant difficile de connaître pour le moment l’ampleur des dommages aux maisons et aux plus petites infrastructures.

Votre don aujourd'hui permettra de fournir de l'aide d'urgence aux familles Haïtiennes.

L’INTERVENTION DE CARE

L’épicentre du tremblement de terre se trouvait à environ 12 km de la commune méridionale de Saint-Louis-du-Sud (département du Sud). Le séisme et sa série de répliques ont fortement ébranlé les communautés des Cayes, de Roseau, de Beaumont, de Jérémie, de Moron, de Pestel, de Corail, de Chambellan et des Nippes.

Plusieurs bâtiments aux Cayes, à Roseau, à Jérémie, à Beaumont et aux Nippes se sont effondrés ou présentent d’importants bris. Des infrastructures publiques, notamment des écoles, centres de santé et routes, ont subi de lourds dommages, ce qui complique l’acheminement de l’aide humanitaire dans les régions touchées.

Le séisme a causé des dégâts considérables dans les zones où s’active CARE.

Nos équipes sont déjà à pied d’œuvre pour distribuer des articles de première nécessité à Grand’Anse, entre autres des tentes et de l’eau. Elles veillent également à évaluer la situation dans tout le sud de l’île de manière à déterminer le soutien nécessaire. Elles ont a priori constaté un besoin massif et urgent d’abris temporaires, d’eau et d’autres articles de survie.

Lora Wuennenberg, directrice nationale par intérim de CARE Haïti :

« Jusqu’à maintenant, nos équipes à Jérémie et aux alentours ont dénombré 469 maisons effondrées et plus d’un millier de personnes sans abri. Nous continuons à effectuer des évaluations et avons commencé à distribuer des articles de première nécessité, mais de nombreuses zones touchées sont très difficiles à atteindre d’un point de vue logistique. Nous ne connaîtrons probablement pas le bilan complet du tremblement de terre avant plusieurs jours, lorsque les équipes auront réussi à gagner les zones reculées. Même ici, à Port-au-Prince, nous continuons à ressentir des répliques sismiques.

Depuis juin, nous sommes contraints d’acheminer des fournitures dans la région par bateau ou par avion en raison de l’insécurité croissante sur les routes. Le séisme, en causant des glissements de terrain, a anéanti des portions de routes qui donnaient auparavant accès à des communautés déjà grandement fragilisées par la malnutrition et la faim.

Et comme si la situation n’était pas déjà suffisamment compliquée, une dépression tropicale se dirige vers l’île, ce qui pourrait causer davantage de dégâts et rendre les secours encore plus périlleux. Aujourd’hui plus que jamais, le peuple haïtien a besoin de l’aide internationale.

Nous savons d’expérience que dans toutes les situations d’urgence, les femmes et les jeunes filles sont les plus durement affectées parce qu’elles se heurtent à des menaces de violence plus importantes et doivent assumer plus de responsabilités. CARE entreprendra une évaluation des besoins particuliers des femmes et des jeunes filles et s’assurera de prendre en compte leurs préoccupations et leurs voix dans le cadre de son intervention. »