Nofy Nandrianina Noelisoa Rajernerson/CARE Madagascar

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FILLE : DES HISTOIRES INSPIRANTES DE PERSÉVÉRANCE

Aujourd’hui marque le 10e anniversaire de la Journée internationale de la fille. Cet événement est l’occasion de mettre en valeur le potentiel illimité de toutes les jeunes filles dans le monde et de plaider pour qu’elles jouent un rôle de premier plan au sein de leur foyer et de leur communauté.

Mais l’égalité des droits et des chances est loin d’être acquise.

Nous devons continuer à créer des espaces où les jeunes filles peuvent exercer leur leadership, apprendre et s’épanouir. Lorsque les femmes et les jeunes filles ont accès aux ressources et aux outils nécessaires pour s’informer et rester en sécurité et en bonne santé, c’est la société dans son ensemble qui en bénéficie.

Faites la rencontre de certaines des jeunes filles inspirantes aux côtés desquelles les équipes de CARE ont l’honneur de travailler.

Shafak/CARE
Shafak/ CARE

Hana est née en 2011, au début de la révolution en Syrie. Depuis, sa famille a déménagé plusieurs fois. Elle vit aujourd’hui dans un camp situé dans une région montagneuse du nord-ouest du pays.

« J’espère que la guerre cessera et que tout le monde pourra rentrer chez soi. J’aimerais que chaque enfant ait la possibilité de retourner en classe et de terminer sa scolarité », explique-t-elle.

C’est au camp qu’Hana va à l’école. Mais elle craint par-dessus tout que la guerre ou ses conditions de vie ne viennent freiner ses études, voire y mettre un terme. Elle adore apprendre l’anglais et rêve un jour de pouvoir l’enseigner.

« Je veux dire tout mon amour aux jeunes filles qui vivent en dehors de Syrie. Sachez que même si nous habitons dans un camp, nous aimons l’école. Beaucoup d’entre nous souhaitent devenir architectes, médecins ou enseignantes », déclare-t-elle.

Elle poursuit : « Je suis fière de moi, car malgré les difficultés – la guerre, les déplacements forcés et l’absence d’écoles –, je suis toujours aussi déterminée à être un jour enseignante. »

Gary Nicol/CARE
Gary Nicol/CARE

Rabecca apprend vite et en tire une certaine fierté. Elle a récemment pu mettre son esprit vif à profit pour se perfectionner dans la confection de vêtements. Elle a appris la couture en sept mois à peine. L’élève s’est d’ailleurs révélée si douée qu’elle a rapidement surpassé son professeur, l’unique tailleur du village à l’époque. Lorsque ce dernier a décidé de quitter son activité, Rabecca a repris sa boutique sur le marché local. Elle fabrique aujourd’hui des jupes, des chemises, des robes et des uniformes scolaires pour les membres de sa communauté.

Portrait d’Asma Bibi, 12 ans, dans le camp de réfugiés de Palangkhali.
Portrait d’Asma Bibi, 12 ans, dans le camp de réfugiés de Palangkhali. Bithun Sarkar, CARE

Pour son âge, Asma Bibi affiche une assurance et une grâce remarquables. Elle fait partie des nombreux réfugiés qui ont perdu plusieurs membres de leur famille dans le conflit au Myanmar.

Son rêve est de devenir enseignante quand elle sera grande. Mais elle ne peut pas poursuivre ses études au Bangladesh. Là-bas, les réfugiés rohingyas n’ont en effet pas accès à l’éducation au-delà de la cinquième année. Pourtant, Asma garde foi en l’avenir.

Pour l’instant, c’est un cousin plus âgé qui lui donne des cours particuliers plusieurs fois par semaine. Elle participe également à un programme de CARE Bangladesh, destiné à sensibiliser les jeunes filles à des sujets difficiles, comme le mariage précoce, la traite des personnes et les violences sexistes.

Sarah Rasheed/CARE Yemen
Sarah Rasheed/CARE Yemen

Élève en sixième année, Khadijah assumait la tâche éreintante de transporter l’eau nécessaire à la consommation quotidienne de sa famille. Elle avait une grande envie d’apprendre et rêvait du haut de ses 13 ans de devenir enseignante. Mais ses allers-retours incessants pour aller chercher de l’eau l’empêchaient souvent d’assister aux cours et d’étudier autant qu’elle aurait dû.

Grâce au soutien financier d’Affaires mondiales Canada, CARE a réparé des points d’eau et installé un système à énergie solaire. Ce sont ainsi plus de 32 000 personnes qui ont pu être alimentées en eau potable. L’équipe de CARE a également distribué des trousses d’hygiène à 2085 ménages.

« Maintenant, je n’ai pas besoin d’aller chercher de l’eau plus d’une fois par jour. C’est autant de temps de gagné. Comme le point de distribution est proche de chez nous, je peux assister normalement aux cours. J’espère donc réaliser mon rêve et devenir enseignante », s’enthousiasme Khadijah.

Litness Nyirongo est originaire du village de Chimpololo, Mphwomwa, au Malawi. Elle est en troisième année et vit avec sa mère, son père, son petit frère et sa petite sœur. En 2018, les parents de Litness ont adhéré à une association villageoise d’épargne et de crédit (AVEC). La vie de la famille en a été transformée.
Litness Nyirongo est originaire du village de Chimpololo, Mphwomwa, au Malawi. Elle est en troisième année et vit avec sa mère, son père, son petit frère et sa petite sœur. En 2018, les parents de Litness ont adhéré à une association villageoise d’épargne et de crédit (AVEC). La vie de la famille en a été transformée. Lameck Luhanga, GGImages et CARE

Depuis qu’ils ont adhéré à une association villageoise d’épargne et de crédit (AVEC) soutenue par CARE, les parents de Litness ont réussi à économiser de l’argent. Ils ont ainsi pu envoyer leurs enfants à l’école, construire une maison et accroître le rendement de leurs cultures.

Litness a pleinement conscience des difficultés qu’ont les femmes et les jeunes filles à faire entendre leur voix.

Elle explique : « Les hommes traitaient les femmes comme si elles étaient inutiles et sans importance. Ils pensaient qu’une personne de l’autre sexe n’avait rien de constructif à proposer pour favoriser le développement de la communauté. Mais on peut faire évoluer les mentalités en misant sur l’éducation et la démonstration que tout est possible. »

Dans le cadre de leur AVEC, les parents de Litness ont pris part à des séances de discussion, qui visaient à améliorer les relations entre les sexes au sein du foyer, à encourager une participation équitable au processus décisionnel et à accroître l’autonomie financière des femmes.

« Ma mère et mon père ont fait un pas dans la bonne direction, puisqu’ils prennent désormais les décisions à deux », ajoute Litness.

LES JEUNES FILLES ONT LE POUVOIR DE CHANGER LE MONDE.

Grâce à votre soutien, CARE peut non seulement créer des espaces sécuritaires pour les femmes et les jeunes filles, mais aussi favoriser la scolarisation des adolescentes et des enfants, et donc leur épanouissement personnel. Nous travaillons également avec les communautés pour lutter contre les obstacles ou les modèles de pensée qui empêchent les jeunes filles de réaliser leur plein potentiel.